Body Painting : quand le corps devient la toile

Body Painting : quand le corps devient la toile

Avant de faire le bonheur des artistes picturaux qui prônent une vision artistique du corps humain, la peinture corporelle a longtemps ponctué les péripéties festives et rituelles de nombre de civilisations, matérialisant tour à tour la hiérarchie, l’appartenance tribale ou encore la soumission aux Dieux. Aujourd’hui, loin de toute considération identitaire ou religieuse, le body painting fait son petit bonhomme de chemin dans les ateliers artistiques, et s’impose peu à peu comme une véritable pratique picturale qui fait de la silhouette une véritable œuvre d’art. La peinture du corps, un pas de plus vers la promotion de la beauté originelle ?

Le corps, cette inspiration

Enveloppe charnelle de l’être, matérialisation tangible de l’esprit… Quelle autre toile que le corps pour faire vivre une œuvre picturale ? L’alliance entre la force des traits du visage et des esquisses du pinceau intrigue, fascine, subjugue. Point d’artifices, point d’artefacts. Le corps est ici apprécié à sa juste valeur : celle de la machinerie parfaite, brillamment façonnée par Dame Nature. Recouvrir totalement l’identité du peint, est-ce là un masque artistique, comme le porterait un comédien ? Que devient le sujet derrière la peinture ? Est-il partie intégrante de l’œuvre ? C’est aussi cela, l’Art du nu : une œuvre unique, des interprétations intimes, personnelles.

Aux origines de la beauté

Certes, le body-painting exige la nudité du « support ». Une nudité originelle, loin de toute considération exhibitionniste ou sexuelle. Au même titre que le naturiste qui vit nu pour communier sans intermédiaire avec Dame Nature, dans le dessein de retrouver ce rapport existentiel privilégié tant désiré. Le body-painting réconcilie le corps à l’art, les mariant come pour leur rappeler leurs origines communes.

La nudité retrouve donc sa place dans l’inspiration du beau, elle qui a tant inspiré les artistes depuis les temps anciens. Romains, Grecs, Egyptiens et autres Incas en ont fait leur muse.  La nudité est à l’art ce que la couleur est à la peinture, et c’est à mille lieux des aprioris que le rêve commence… 

Crédit photo : Beatrice Murch

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Soumis par le jeu, 02/18/2016 - 15:21